Bien nourrir son chat 5 min 24/04/2026

Peut-on donner des friandises à un chaton ?

Un chaton qui vient réclamer avec insistance, museau levé et regard fixé sur vos mains… Difficile de ne pas céder. Donner une friandise est un geste spontané, presque automatique. Et contrairement à ce que l’on pourrait penser, ce n’est pas forcément problématique. Oui, on peut tout à fait donner des friandises à un chaton, sans risque particulier, à condition de garder une certaine cohérence.

Le chaton n’est pas un chat adulte en miniature. C’est un animal en croissance, avec des besoins nutritionnels élevés et une alimentation qui doit rester prioritaire. Mais cela n’exclut pas des apports ponctuels, bien choisis. Alors, peut-on donner des friandises à un chaton et sous quelles conditions ? On vous révèle tout dans cet article !


Cet article en bref

  • Oui, les friandises sont possibles : un chaton peut en recevoir sans risque si elles restent ponctuelles et ne remplacent jamais son alimentation principale, essentielle à sa croissance.
  • Une question d’équilibre : les friandises doivent rester minoritaires (environ 10 % max de l’apport), l’essentiel étant une nourriture complète, riche en protéines et nutriments adaptés.
  • Privilégiez la qualité : mieux vaut choisir des friandises simples et peu transformées (viande ou poisson séché, foie lyophilisé), plus digestes et adaptées à son système digestif encore fragile.
  • Un outil d’apprentissage : introduites dès ~8 semaines en petites quantités, elles aident à diversifier les goûts et textures, ce qui limite la sélectivité alimentaire à l’âge adulte.


Les friandises chez le chaton : remettre les choses à leur place

Une friandise reste, par définition, un complément. Elle ne remplace pas une alimentation complète et équilibrée. Chez le chaton, la base reste une ration adaptée à la croissance, couvrant des besoins élevés en protéines animales digestibles, en acides aminés essentiels (notamment la taurine), ainsi qu’en minéraux impliqués dans le développement osseux.

Ainsi, si vous vous demandiez si l’on peut donner des friandises à un chaton, la réponse est oui, mais il faut surtout se préoccuper de la place qu’elles occupent dans l’ensemble de l’alimentation.

Dans la pratique, quelques friandises ne posent aucun problème si elles restent ponctuelles et si l’alimentation principale est de qualité. On évoque souvent la règle des 10 % de l’apport énergétique, mais il ne s’agit pas d’un seuil à suivre de manière rigide. L’idée est simplement d’éviter que les friandises prennent une place significative dans la ration.


Quelles friandises choisir pour un chaton ?

Toutes les friandises ne se valent pas. Beaucoup sont très transformées, riches en amidon, en arômes ou en additifs. Elles sont alors très appétentes, mais peu intéressantes sur le plan nutritionnel, et parfois moins bien tolérées sur le plan digestif.

Chez le chaton, dont l’appareil digestif est encore en maturation, la qualité et la digestibilité des friandises sont des critères importants. Des produits trop riches, trop gras ou trop transformés peuvent entraîner des troubles digestifs (selles molles, inconfort…).

À l’inverse, des produits simples, à base de protéines animales peu transformées (viande ou poisson séché, foie lyophilisé…) s’intègrent beaucoup plus naturellement dans l’alimentation.

On reste ainsi sur des aliments mieux tolérés, plus digestes et cohérents avec la physiologie du chat. L’introduction doit toutefois rester progressive. Comme pour tout nouvel aliment, il est préférable de commencer par de très petites quantités, afin d’observer la tolérance digestive du chaton.


À partir de quel âge peut-on donner des friandises ?

Avant le sevrage, la question ne se pose pas : le chaton dépend du lait maternel ou d’un substitut. C’est à partir du moment où il consomme une alimentation solide, généralement autour de 8 semaines, que l’on peut introduire ponctuellement de petites quantités de friandises. Là encore, il ne faut pas en faire une habitude systématique, mais plutôt les intégrer dans des moments d’interaction, de découverte ou de récompense.


Friandises et comportement alimentaire : une vraie fenêtre d’apprentissage

Chez le chaton, la période de croissance est aussi une période clé d’apprentissage alimentaire. Il existe ce que l’on appelle une fenêtre de socialisation alimentaire, qui s’étend globalement des premières semaines de vie jusqu’à environ 4-6 mois. Durant cette phase, le chaton développe ses préférences de goût, sa tolérance aux textures et sa capacité à accepter de nouveaux aliments.

C’est un point particulièrement important chez le chat, espèce connue pour sa néophobie alimentaire à l’âge adulte. Un chat exposé très tôt à une diversité alimentaire sera généralement plus flexible par la suite.

Dans ce contexte, la friandise, que l’on peut donc tout à fait donner à un chaton, peut devenir un outil intéressant. Elle permet d’introduire progressivement différentes textures et saveurs, dans un cadre positif et sans contrainte. Cela peut passer par des produits variés : un peu de viande ou de poisson, une pâtée complémentaire, une friandise à lécher, un petit poisson séché à mâcher… voire ponctuellement une petite quantité de yaourt nature ou une pointe de parmesan.

Ces apports restent anecdotiques sur le plan nutritionnel, mais ils ont un intérêt réel sur le plan comportemental et sensoriel. Chez le chaton, la variété précoce est souvent la meilleure prévention contre la sélectivité alimentaire.

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Le mot de Charlotte

Chez le chaton, donner des friandises n’est pas un problème en soi. Bien utilisées, elles peuvent même être un vrai outil pour habituer l’animal à différentes textures et saveurs, ce qui est particulièrement intéressant chez une espèce qui peut devenir très sélective.

La qualité des produits reste toutefois essentielle. Des friandises simples, digestes, introduites progressivement, seront toujours mieux tolérées qu’une accumulation de produits très transformés.

L’essentiel reste simple : une alimentation principale adaptée, et des friandises utilisées de manière ponctuelle, progressive et cohérente.

Charlotte Greff, ingénieure agronome responsable du service nutrition & qualité

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